samedi 30 juillet 2011

Ségolène Royal chez les hébergés d'urgence réquisitionneurs (article libé toulouse)

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REPORTAGE. Salade de tomates et gratin dauphinois: en attendant l’arrivée de Ségolène Royal annoncée avec une demi-heure de retard, les occupants du 4-bis rue Goudouli à Toulouse déjeunent autour de la table commune.

Le bâtiment est réquisitionné depuis le 23 avril par le Groupement de défense du travail social (GPS) pour faire face au manque de places d'hébergement d'urgence.
L’ambiance est détendue. En «auto-gestion collective», la trentaine de grands précaires et de familles qui se répartissent dans ces anciens locaux de l’AFPA laissés à l’abandon semblent parfaitement organisés.
Dès l'arrivée sur les lieux de la candidate socialiste aux primaires, Pierre, l’un des infirmiers bénévoles du GPS lui en explique les règles. Visite guidée de la réquisition:
Ségolène Royal à l'écoute du 4 bis rue Goudouli. Photo: DR
Ségolène Royal parcourt les espaces communs du bâtiment en se prêtant aux demandes de photos-souvenir de ses occupants. Claude, un grand gaillard qui se dit «passionné de politique» l’interpelle sur les derniers sondages qui la donnerait «perdante aux primaires». «Si vous aimez la politique vous savez bien qu’il ne faut pas se fier aux sondages», lui répond-elle dans un sourire. «Nous sommes très confiants, glisse entre deux portes l’un des conseillers qui l'accompagnent. Nous allons vers des primaires à deux millions d’électeurs».
«Surtout pas de questions sur l’affaire DSK», ajoute l’entourage vers lequel Ségolène Royal se retourne pour savoir si le sacro-saint timing est respecté. Au rez-de-chaussée du bâtiment occupé, la visiteuse prend le temps d’une conversation avec les travailleurs sociaux du GPS. 
Ces derniers lui dressent un état de lieux de l’hébergement d’urgence et du logement en France. «Nous manquons de tout: de places en hébergement, de structures adaptées pour  familles ou femmes seules avec enfants, d’accès au logement pour de travailleurs pauvres», énumèrent-ils.
La candidate à la candidature présidentielle acquiesce et rappelle son engagement à appliquer la loi de réquisition des bâtiments laissés vides, notamment de ceux appartenant à L’Etat, précise-t-elle.
«Le travail à accomplir pour rétablir la situation sociale dans ce pays est du même ordre que celui auquel a du faire face le Conseil de la Résistance après guerre», ajoute-t-elle.
Fin de la visite. Ségolène Royal poursuit son périple vers Lavelanet (Ariège) en emportant un pot de confiture maison que lui offre une des hébergées du bâtiment réquisitionné.

J-M.E Libé-Toulouse

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