"Il faut que les dirigeants s'unissent pour remettre au pas le système financier", a-t-elle dit, estimant que les opinions publiques n'accepteraient pas la poursuite d'un système où la recherche de "rendements à deux chiffres" se fait au détriment des salariés.
Ségolène Royal, qui se veut en pointe sur les questions financières face à ses rivaux socialistes pour la présidentielle, a exposé sept mesures qui, selon elle, avaient fait consensus au lendemain de la crise bancaire de 2008.
Elle prône tout d'abord la création d'une agence publique chargée de noter les Etats et la création d'un fonds souverain européen pour financer les investissements.
Elle souhaite également un gouvernement économique européen "capable d'agir", car ce n'est pas, dit-elle, "à la Banque centrale européenne (BCE) de faire la pluie et le beau temps".
Elle demande qu'une suite soit donnée au vote par le Parlement européen d'une taxation des transactions financières et réclame l'interdiction de la spéculation sur la dette des Etats.
"Comment peut-on encore accepter que des organismes bancaires, des institutions financières spéculent sur la dette des Etats ?", a-t-elle dit en demandant que la liste des banques concernées soit rendue publique.
L'adoption d'un plan de relance européen et la réforme du système bancaire complètent le dispositif proposé par la candidate à la primaire socialiste.
Gérard Bon, édité par Patrick Vignal
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